STALAG

TEXTES  &  MP3 (remasterisés par Tungstène)

(Tous les titres © 1980, textes : Thierry Tuborg, musiques : Vincent "Tungstène" Simonacci & Stalag)

Retour accueil :

 

Dernier cri

Tous ces petits génies qui habitent Paris
Usent de la méthode pour vous vendre leur mode
Ca fait de la nouvelle vague, ça m’a tout l’air d’une blague
Sans le moindre complexe, ça retourne sa veste

Et ils vous font marcher, et ça vous fait bander
Si ça vous arrive de Paris, c’est sûrement du dernier cri

C’est le rock romantique, c’est le rock Prisunic
Les grands coups d’étiquettes sans trop se compromettre
Interviewes dans la presse et la province achète
Ils vous ont convaincus ouais ils vous ont bien eus

Personne n’a rien compris, dans ce foutu pays
Si ça vous arrive de Paris, c’est sûrement du dernier cri
Allez tricote ! [Là Thierry Tuborg s’adresse à Vincent qui entame son super solo façon Johnny Thunders]

Hein…. Hein-hein aaah…

Pesonne n’a rien compris dans ce foutu pays
Si ça vous arrive de Paris, c’est sûrement du dernier cri
Si ça vous arrive de Paris, c’est sûrement du dernier cri
Na na na na, na na na na…
Beuah !…

 

Photo journal Libération juillet 1979

Les fusils

On sait on n’est pas très malins, on nous l’a assez dit
Vous vous foutez de ce qu’on dit, ça on le sait aussi
On n’est pas très sélect, on vit dans des taudis
Vous vous foutez de ce qu’on vit
On sait on n’est pas très instruits, on n’est pas très polis
On n’a jamais su se servir de l’hypocrisie
On n’a pas l’intellect, on vit pas, on s’ennuie
Vous vous foutez de nos envies

Mais nous on sait de quoi on parle
Même si on s’exprime mal
Vous vous foutez de ce qu’on dit
Vous attendez qu’on prenne les fusils
Alors tant pis, vous allez payer de votre vie

On n’est pas venu pour se plaindre ou pour vous implorer
On est venu pour se venger et pour vous insulter
On va vous expliquer, touchez-nous si vous l’osez
Vous verrez, on est maudits

Mais nous on sait de quoi on parle
Même si on s’exprime mal
Vous vous foutez de ce qu’on dit
Vous attendez qu’on prenne les fusils
Alors tant pis, vous allez payer de votre vie
Mais nous on sait de quoi on parle
Même si on s’exprime mal
Vous vous foutez de ce qu’on dit
Vous attendez qu’on prenne les fusils
Alors tant pis, vous allez payer de votre vie

 

L’Étudiant

Tu es un étudiant, tu vis chez tes parents
Tu es dans ta science, tu vis plein de bon sens
Tu n’as pas de problèmes et t’as l’esprit ouvert
Quand tu parles t’as raison, puisque tu as l’instruction
T’es pas un bon à rien, ancêtre de Pétain
Tu ressembles à ton père, la connerie c’est héréditaire… Haou…

Tu n’es qu’un étudiant, mais t’es intelligent
Tu penses à l’avenir, à surtout pas te salir
Tu construis ton image parmi des bavardages, bla bla bla
Quand tu parles t’as raison, puisque t’as l’éducation
T’es pas un bon à rien, ancêtre de Pétain
Hou… [break zarbi de Vincent en plein refrain enfin bon y’s’la jouait Devo]
Tu ressembles à ton père, la connerie c’est héréditaire… héréditaire…

T’aimerais bien changer mais c’est vraiment risqué
C’est pas que t’aies la frousse mais que faire sans les bourses
Tu te sens supérieur et tu te crois vainqueur
Mais ça te fais pas de mal d’être remis à ta place
Tu es un moins que rien, ancêtre de Pétain
Tu te trouves agréable, la connerie c’est incurable… incurable…
Wouh… Wouh…

 

Les quatre vérités

 Jamais rien n’a réussi à me faire de la peine
Sûrement pas maintenant que ça va commencer
J’en ai rien à foutre de tes états d’âmes
C’est pas de ma faute si t’aimes les drames

Désolé sweet sixteen j’suis pas sentimental
Tu es trop romantique, attention c’est fatal

Tu veux que je sois franc, entre nous c’est risqué
C’est pas toujours marrant, ses quatre vérités
Arrête ton cinéma, tu deviens ridicule
Tu n’as aucun droit, mais tu me manipules

Désolé sweet sixteen j’suis pas sentimental
Tu es trop romantique, attention c’est fatal

Garde tes problèmes, j’ai bien assez des miens
Pose pas de questions, j’ai rien à répondre
Ton air effarouché commence à m’agacer
Allez n’insiste pas, ça vaut mieux pour toi

Désolé sweet sixteen j’suis pas sentimental
Tu es trop romantique, attention c’est fatal
‘tention c’est fatal
‘tention c’est fatal
Tu n’es vraiment pas originale

 

Carolus d’Or

Tu peux les voir chaque soir
Pendus dans les bars
Tous les trois s’observant du coin de l’œil
Alex vit avec son ventre
Tommy vit avec son sexe
Et Charlie vit avec sa cocaïne
Et moi tout ça me regarde pas
Je supporte pas, je change de bar

Prêts à sauter sur tes torts
Prêts à te sucer ta force
Comme un clochard qui ramasse un mégot
Ils voudraient bien t’imiter
Ils voudraient bien s’agripper
Mais ils font jamais rien de leurs dix doigts
Et moi tout ça me regarde pas
Je supporte pas, je change de tare

Alex parle de son ventre
Tommy parle de son sexe
Et Charlie parle de sa cocaïne
Et moi je parle de rien
Et moi j’en ai pas besoin
Je n’ai aucune preuve à exhiber

(Et dans trente ans, idem, toujours assis tous ! au fond d’un hospice,
poursuivant vos lamentations dérisoires, sans vraiment savoir ce que vous foutiez là…)

 

Sauf nécessité

Défense d’afficher
Défense de fumer
De parler au conducteur
Sauf nécessité

Défense de tricher
Et même d’essayer
Défense d’exister
Si c’est pas dans la légalité
Ah !

Où que t’ailles et quoi que tu fasses
Jamais rien qui se passe
Chaque fois au coin de la rue tu ramasses
Répression, dépression, le grand frisson

Défense de troubler
L’ordre instauré
Tapage nocturne
A titre posthume
Ya ya !

Où que t’ailles et quoi que tu fasses
Jamais rien qui se passe
Chaque fois au coin de la rue tu ramasses
Obsession, frustration, masturbation
Où que t’ailles et quoi que tu fasses
Jamais rien qui se passe
Chaque fois au coin de la rue tu entends
Défense ! Défense ! Défense ! Sauf nécessité !

Coupables

Toute une existence armés de patience
Vivre dans l’attente d’une fin décente
Faut s’occuper, savoir se changer les idées
Quel bel avenir nous est-il réservé ?
A quand le feu vert, qu’avez-vous décidé ?
Nous sommes trois millions, on a des doutes et nous vous jugeons

C’est de votre faute, vous êtes coupables responsables
C’est pas de la nôtre, irréprochables, irresponsables

Faut pas s’étonner du manque de progrès
Vous vous chargerez de nous décourager
On peut plus construire, alors on va tout, tout détruire

C’est de votre faute, vous êtes coupables responsables
C’est pas de la nôtre, irréprochables, irresponsables

La loi de la jungle, de l’indifférence
On était patients, mais on n’a plus confiance
Nous sommes cinq millions, on a des doutes et nous vous jugeons

C’est de votre faute, vous êtes coupables responsables
C’est pas de la nôtre, irréprochables, irresponsables

 

Interdit aux moins de 18 ans

C’est pas toujours drôle d’être un adolescent impuissant
T’as jamais raison t’as des boutons
Tu n’as pas le choix, t’as que la liberté surveillée
T’es qu’un mongolien, t’es qu’un chien

C’est pas toujours drôle le silence d’un lycée, d’un ciné
Tu comptes les jours aucun recours
Tu vas te cacher, pour toi qu’est-ce que c’est jouir, c’est rougir
T’es qu’un mongolien, t’es qu’un chien

Tu sais ça fait que commencer, et faudra pas t’étonner
Quand ils t’auront tout refusé, tu n’auras qu’à resquiller

C’est pas toujours drôle d’être jamais capable mais coupable
De broyer du noir au fond d’un bar
Jamais de réponses à toutes tes questions, obsessions
T’es qu’un mongolien, t’es qu’un chien

Tu sais ça fait que commencer, et faudra pas t’étonner
Quand ils t’auront tout refusé, tu n’auras qu’à resquiller

Toi tu n’as pas demandé de vivre sur cette terre
Toi tu n’as pas refusé, hey ! tu peux encore le faire
Tu peux encore le faire…
Tu peux encore le faire…

 

Marche ou Crève

Aucune raison de rester sur terre
Juste l’intuition qu’il n’y a rien à faire
Gaspiller sa confiance, subir chaque présence
Refuser toute concession
Plus aucun motif pour parler de soi
Tout juste fautif de sa propre foi
Se traîner dans la boue et finir chez les fous
Esclave de tous ses fantasmes

Faut-il marcher ou bien crever
Tout abandonner, ou bien tout casser, ou se faire bouffer

Plus qu’un seul espoir, celui de la vengeance
Sans savoir pourquoi, vivre dans la méfiance
Quand je sors j’aperçois mon cadavre déjà froid
Gisant sur le bitume
Comprends si tu peux, dis ce que tu veux
J’ai rien à te vendre, rien à attendre
Me traîner dans la boue et finir chez les fous
Esclave de tous mes fantasmes

Faut-il marcher ou bien crever
Crevez aaaah, aaaah crevez aaah, aaah crevez aaah…
[Et pis là, sur scène, Thierry Tuborg se roulait par terre et crevait pour de vrai tous les soirs…]

 

 
Le 45 tours "Date Limite de Vente / Secrets" (1980)

Secrets

On t’a fait croire à des conneries, on a voulu te faire envie
On s’est débarrassé de toi, mais les mensonges tu les a là
Mais les mensonges, toi, tu peux pas savoir ce que c’est
Toi tu arrives, toi, tu sait pas qu’ça peut exister

On t’a fait dire des conneries, on t’a fait dire que t’avais compris
Ils n’ont même pas remarqué, que t’étais en train de pleurer
Oui mais pleurer, toi, tu peux pas savoir ce que c’est
Toi tu arrives, toi, tu sait pas qu’ça peut exister
Alors écoute, mon métier c’est de te venger
Alors appelle, mon métier c’est de t’écouter

Ne laisse pas les garçons t’acheter, ne laisse pas les autres te briser
Surtout ne te cache pas, ces gens n’attendent que ça

Tu ne veux pas me faire confiance, tu préfères garder tes distances
Tu peux pas savoir ce que c’est pour moi de vouloir dire la vérité
Je veux seulement, moi, me cacher parmi tes jouets
T’écouter parler, découvrir tes plus grands secrets
Je veux seulement, moi, me cacher parmi tes poupées
Te déshabiller, découvrir tes plus grands secrets
Je veux seulement, moi…
Je veux seulement, moi, découvrir tes plus grands… Secrets…

 

Retour accueil :