Album 33 tours disponible ( Mémoire Neuve 2007)
Points de vente en France : Ou acheter online :

PUNK-ROCK... BORDEAUX, FRANCE... 1978-1982... PUNK-ROCK...
Chant, textes : THIERRY TUBORG... Guitares, musiques : VINCENT TUNGSTENE
Basse : BEBER BELLIARD... Batterie : JEAN DE RIVIERE

Site de Thierry TUBORG :

Pour contacter Vincent Tungstène

click to enlarge (pics 1979)

photos de la reformation exceptionnelle janvier 2005 :

Avril 2008
Article de Patrick Scarzello dans ABUS DANGEREUX :


Mars 2008
Interview de Vincent Tungstène dans PUNK RAWK :

Février 2008
Interview de Thierry Tuborg dans DIG IT ! :


Octobre 2007
SORTIE DU 33 tours DE STALAG "DERNIER CRI" chez Mémoire Neuve
(des inédits studio +le single 1981+des inédits live)

Septembre 2007
Sortie du livre "Premières Gymnopédies, les année Stalag" de Thierry Tuborg
Voir ici :


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Mars 2007
Sortie du nouveau disque de Stalingrad (le nouveau groupe de Thierry Tuborg)
"LOSELAND" chez Julie Records
Le site du groupe Stalingrad :


Novembre 2005
Thierry TUBORG reprend enfin du service
avec un nouveau groupe et un nouveau disque :
STALINGRAD (Julie Records)
Le site du groupe Stalingrad :


Mars 2005
Sortie du roman noir de Thierry Tuborg
L'AFFAIRE SOTOMAYOR (Editions du Rocher / Le Serpent à Plumes)


Le 22 janvier 2005, au théâtre Barbey à Bordeaux
REFORMATION exceptionnelle et unique de STALAG
lors de la soirée de lancement du double CD "Bordeaux Rock 77-87"
où figure le titre Dernier Cri. (Avec les Standards, Stilettos, les Stagiaires, Beach Lovers, etc.)
PHOTOS du set de STALAG :

Mars 2004
Interview fleuve de Vincent TUNGSTENE et Thierry TUBORG
dans le fanzine EARQUAKE n° 84
Bon, on a la flemme de le retranscrire ici, y'a des pages et des pages de légende du punk rock
(Earquake : 3 timbres à Frédéric LECA 55 rue Saint-Jean 88300 Neufchâteau, earquake@hotmail.com)


M
ai 2002
l'interview de Thierry TUBORG
par Frank Frejnik
dans le n° 8 de PUNK RAWK : 







Le single vinyle Date Limite de Vente (1981), est épuisé depuis de longues années
et se négocie aujourd'hui jusqu'à 100 euros
!!!

En octobre 2007, le label Mémoire Neuve a enfin sorti
un 33 tours de Stalag intitulé "Dernier Cri" (voir plus haut)


STALAGEXTRAIT DU LIVRE "BORDEAUX ROCK(S)", de Denis Fouquet (éd. Castor Astral, 2007)
STALAG : Casse-couilles, capricieux, Kro-addicts... Mais Keupons Collectors !

Suite au séisme punk de Mont-de-Marsan 1977 qui avait réuni les Clash, Jam, Eddie & The Hot Rods, Dr Feelgood, les Boys, les Rings, les Maniacs et Police (encore épinglés à leur nourrice), le Sud-Ouest a vu éclore ses premiers groupes "keupons". Plutôt ancrée au Pub Rock, la génération ST bordelaise de la fin des 70's, Strychnine en tête, bouta les "vieux fûts" de la pop planante hors des docks de la Lune. Emule de leurs (jeunes) aînés, Stalag, un combo de gamins agités mi-loubards mi-étudiants, mordit un peu plus fort encore le dos de la bête. Accompagné d'une nuée de sauterelles à crêtes oranges et d'insectes nocturnes au cuir clouté, Stalag a défrayé la chronique des faits divers, de Bordeaux à Fumel, et défriché le terrain nu du "real rock" à la française. A leur tête, Thierry Tuborg, un Joe Strummer né à Paris qui n'a jamais mis sa langue dans la poche... Descente en apnée au coeur de ces années "collectors"...

Tout commence au printemps 1978 lorsque Kick, chanteur de Strychnine ami de Thierry (Heinenken à l'époque), lui présente deux de ses potes, l'un bassiste, l'autre batteur : Richard Brousse et Jean de Rivière. Manquait plus que le gratteux ! Suite au passage éclair de Chinoi (sondier de la grande époque Mano Negra) à ce poste, jugé trop âgé et technique, Vincent "Tungstène" Simonacci, étudiant de Dordogne, est recruté après avoir travaillé dur pour impressionner ses examinateurs. L'audition d'une première maquette faillit être fatale au combo, mais le véritable coup dur est porté un peu plus tard lorsque Richard, pilier de l'entreprise, quitte Stalag pour rejoindre Strychnine. Le sauveur sera Raymond Belliard, alias "Beber" et "Magic Ray", roadie des Standards au look inoubliable sur lequel flashèrent nos trois compères. Selon la légende, Beber, qui possédait une superbe basse dont il n'avait jamais joué de sa vie, enquilla le répertoire en quelques jours. Le quartet commence réellement là sa carrière de groupe précurseur du punk rock à la française, sous l'hymne "T'es pas un bon à rien, ancêtre de Pétain, tu ressembles à ton père, la connerie c'est héréditaire... Haou !"

Face à l'image de bons branleurs qu'ils dégagent au premier degré, tranchent les propos engagés, le son et l'atmosphère sacrificielle de leurs concerts dans lesquels la société est passée au hachoir. Stalag bosse dur et Thierry rode déjà la plume vivace qu'on lui connaît, avec des cibles privilégiées comme le parisianisme de bon ton (visé sur le morceau "Dernier Cri"), la société et les laissés pour compte ("Les Fusils"), les fils à papa ("L'étudiant") et les interdits ("Sauf Nécessité" et "Désirs télévisés")... Cet engagement les situe davantage dans la lignée des Clash que des Pistols. Préfigurant l'époque Camera Silens, les nombreux fidèles de ce combo d'allumés scandent ces paroles face à la scène en pogotant. Dans cette mouvance teufarde et destroy se retrouvent les punks occasionnels, étudiants d'Archi et des Beaux-Arts amoureux d'Andy Warhol, et les plus authentiques, plus chatouilleux de la castagne. Ces derniers alimentent la face la plus sombre du groupe. Stalag devient identifiable pour les institutions qui nomment cela "troubles à l'ordre public". Certains concerts sont annulés en prévention. C'est autant les excès que l'ultra-réalisme du message révolutionnaire qui font de Stalag un groupe historique. Les traces de leur verve précoce sont audibles sur le 45 tours aujourd'hui collector "Date Limite de Vente" et sur quelques compiles sauvages [depuis octobre 2007, 33 tours "Dernier Cri" chez memoireneuve.fr]. Mais Stalag se déguste surtout en live. Ils totaliseront plus d'une centaine de dates, ce qui n'est pas négligeable pour un groupe de l'époque ! Cette activité, ils la doivent en grande partie au travail de Boogie Production, boîte dirigée par Richard Berthou et Fabrice Fay dont sont issues les fameuses tournées Bordeaux Rock (Stalag, Standards, STO).

Stalag traîne une image d'ados casse-couilles et capricieux qui ne parviennent pas à dépasser le stade des premières parties : pas facile de faire tourner un groupe aussi instable ! Leur manager, prêt à sacrifier un concert ou deux pour quelques perles, tente le forcing auprès de quelques producteurs zélés comme Marc Zermati. De ces tentatives parisiennes seul Etienne Roda-Gil, séduit, accepta de filer un coup de main pour un pressage gratuit de mille exemplaires. Accompagné des classiques tensions de fin de parcours, le management de Stalag finit par céder sous le poids des galères. L'annonce officielle du split se fit lors d'un concert bordelais avec les Standards et les Dogs. Le groupe se délita peu à peu jusqu'à un dernier gig au lycée Montesquieu, organisé par un certain Bertrand Cantat. Un point de suspension emblématique est mis à cette époque lorsqu'en janvier 1982, à l'amphi B400 de la fac de Lettres, Stalag, après avoir annulé, fut remplacé par un jeune groupe nommé Noirs Désirs [c'était au pluriel à l'époque].


STALAGARTICLE "BEST" n° 142 (Mai 1980)
Il est l'heure de grimper au foyer des jeunes travailleurs de Lormont (dans le Bordeaux rouge). Un éclairage blafard laisse entrevoir dans le faisceau des phares une ZUP pas trop zone même s'il ne doit pas faire rose tous les jours dans ce dortoir de tours et de béton. Le foyer n'a rien à envier aux cités universitaires de banlieue : neuf, propre mais totalement froid. La scène est posée dans une petite salle jouxtant un bar où la bière triomphe à l'applaudimètre.
Pour ces mecs éloignés de la vie rock bordelaise, le concert constitue un événement. Ils finiront la soirée en dansant comme des dingues, shootant dans les canettes, pogotant à mort, riant aux larmes. Certains ont dû se faire agonir le lendemain matin mais quelle importance après une telle nuit de folie.
Si vous cherchez d'affreux jojos à inviter dans vos parties chics, pas d'hésitation possible : c'est STALAG qu'il vous faut. Du rock en barbelés avec miradors et 30 000 volts dans les cordes. STALAG c'est aussi bien que les Damned sur disque et aussi fou que les Stooges sur scène. Ils dépouillent les riffs, gonflent la basse à l'hélium, massacrent les peaux et hurlent comme une bande de coyottes affamés. C'est un rock métronomique battant à 200 à l'heure, un shoot à haute tension où l'on ne peut que se brûler. A 1 heure du matin, ils nous achèveront par un I WANNA BE YOUR DOG démentiel, transformant la salle en étuve où 200 dingos enragés se sauteront dessus dans l'odeur de la poudre noire.
A bouffer chaud, à consommer sur place sans se soucier des taches de graisse et des projections de gros rouge. Inénarrable et inquiétant à la fois. Cette bande de cramés du bulbe suinte le rock'n'roll, transpire l'énergie et la haine.
Si vous voyez le nom de STALAG sur une affiche, foncez-y torse nu. Vous ne prendrez pas froid. Après une telle soirée, impossible de douter qu'il se passe effectivement quelque chose. J'ai senti des idées, de l'énergie, de la hargne, de la sueur et des larmes. Ça bouge, ça vit, ça rêve...





Photos de la reformation exceptionnelle de Stalag à Bordeaux en janvier 2005

MP3 et TEXTES Tous les textes

Interviewes et articles Divers interviewes et articles sur Stalag

L'Interview de Thierry Tuborg dans PUNK RAWK de mai 2002

concert de Livinhac Articles concert de Livinhac 28 mars 1981

Livres Le site et les livres de Thierry Tuborg évoquant Stalag et/ou le rock en général :
Premières gymnopédies, les années Stalag
Même Pas mal !... Journal 1995-2000