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Novembre 2005 "Le Fiacre" Bordeaux (par Thierry Saltet)
" Réveil tragique succède à un sommeil sans rêves
"
Mais le timing est plus que généreux, ce qui donne l'occasion
de rallier Bordeaux depuis Toulouse par la nationale à un train de sénateur.
Quelques flashes surréalistes en bord de route. On retiendra cet arrêt
de bus dans un village perdu, tapissé de deux affiches : "Valses
Viennoises" et "Robert Plant". Noces oniriques en campagne girondine.
Bordeaux a bien changé, pense Tuborg, sentant monter la pression en entrant
dans sa ville natale pour ses retrouvailles scéniques. Plus de vingt
ans déjà.
Situé dans le quartier de la cathédrale, Le Fiacre a de la classe.
Des jeunes femmes élégantes y dégustent un thé sous
les portraits encadrés de Brel, Morrison, Cantat et le poster de Stalingrad.
Maître des lieux, Sébastien Potet contraste en dispensant sa verve
héritée d'Audiard. La salle est en sous-sol, escalier en colimaçon,
cave voûtée, scène exigue.
Le groupe répond aux questions pertinentes du fanzine L'Oreille Cassée.
Ensuite, repas au restau avec le staff et l'excellent couple Eudelinien Patrick
Scarzello et Lys Reygor. Le sablier s'égrène. Rush à l'hôtel,
atterrissage sur scène.

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photo pour agrandir haute définition (la 1e photo est issue du site
http://commeundoigt.propagande.org , les autres JC Savy)

Contrairement à la veille, le public est démonstratif. Lemmy sera
ovationné pendant son solo sur " Fugitif ". Des inconnus m'interpellent
par mon nom. La prestation est euphorique. Je m'adresse au parterre entre les
morceaux car Tuborg a la gorge nouée par l'émotion. Au rappel,
Patrick Scarzello nous rejoint pour interpréter " Le dernier des
tailleurs de pierre ", titre extrait de son précédent album.

photo issue du site
http://commeundoigt.propagande.org
Après
Pelforth brunes et discussions avec les artisans de la scène
bordelaise, ex Strychnine, néo Standards, ST ST ST, la tradition se perpétue.
Juste un souhait : revenir à Bordeaux.
12 Novembre 2005 Retour

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in the van, Bordeaux-Montpellier d'une traite. Les vannes fusent, grivoises,
scatos, niveau CE1. Ambiance colo. Le concert de Montpellier du 26 se profile
et cette escapade permettra de l'aborder avec plus de sérénité.
Après six heures de bitume, la jauge devient folle et induit Michel en
erreur. Panne d'essence à l'entrée de Gigean. Il n'y a pas de
tournées, si infimes soient elles, sans galère. L'axiome ne ment
pas. Rien de grave, la station service n'est pas loin, ce sera juste une anecdote
de plus à collectionner. Ce petit périple a resserré les
liens et débarrassé notre cerveau des toiles d'araignées
du quotidien.
Jusqu'à quand ? Rien à foutre.
Il pleut sur Montpellier et putain, je crois que nous sommes heureux